Eviter un handicap dés la naissance

A. Aspects normaux
1. À la naissance L’état neurologique du nouveau-né « sain » est fonction de son âge gestationnel.
Le nouveau-né à terme a :
  • Une position spontanée en grenouille, conséquence d’une hypotonie axiale et d’une hypertonie périphérique avec quadri-flexion des membres
  • Tous ses réflexes sont archaïques :
    • Réflexe de succion-déglutition : l’enfant « tète » le doigt de l’examinateur,
    • Réflexe des points cardinaux : la stimulation douce du pourtour de la région péribuccale provoque une déviation vers le doigt de l’examinateur, * Réflexe du grasping : la stimulation de la base des doigts ou des orteils provoque une flexion de ceux-ci,
    • Réflexe de la marche automatique : le contact de la plante du pied sur un plan dur provoque un réflexe d’enjambement,
    • Réflexe de Moro : l’extension du cou entraîne une extension et abduction des 2 membres supérieurs, puis une ouverture des mains, et enfin un mouvement d’embrassement avec un cri,
    • Réflexe d’allongement croisé : la stimulation de la plante d’un pied provoque une flexion-extension et l’adduction du membre inférieur controlatéral :   Une motilité explosive avec des mouvements de flexion-extension des membres supérieurs et de pédalage des membres inférieurs   Une absence de coordination oculo-céphalogyre.
2. Acquisitions psychomotrices la première année a) Évolution du redressement En suspension verticale :
  • La tête est maintenue droite à 3 mois. En décubitus ventral :
  • De 0 à 2 mois : redressement de la tête avec mouvements de reptation
  • Au 4e mois : redressement de la tête, qui est droite, médiane, des épaules et des avant-bras
Position assise :
  • Au 6e mois : avec appui
  • Au 8e mois : sans soutien, un court instant
  • Au 9e mois : stable sans soutien. Position debout, avec soutien
  • Au 10e mois : avec appui. Marche, au 12e mois : marche, tenu par les mains.
  • Avant 18 mois : marche seul.
B. Oculomotricité
À 1 mois : l’enfant suit un objet avec synergie oculogyre sur 90°.
À 2 mois : poursuite de l’objet sur 180°.
À 3 mois : synergie oculo-céphalogyre ,l’enfant tourne la tête pour suivre l’objet.
À 4 mois : tourne la tête vers celui qui l’appelle.
C. Sourire Premiers sourires à 4-6 semaines (sourire « aux anges »).
Sourire réponse à 3 mois. À 4 mois : rit aux éclats.
D. Préhension Au 4e mois : prise de l’objet au contact de la main, par le bord cubital : prise en croupier.
Au 8e mois : possibilité d’approche, prise à vue.
Au 9e mois : passe les objets d’une main dans l’autre.
De 9 à 12 mois : pince pouce-index.
E. Manifestations gestuelles À 3 mois :
À 4 mois : secoue le hochet.
À 5 mois : tient 1 cube et regarde le deuxième.
À 6 mois : tient 2 cubes et regarde le troisième ,saisit l’objet d’une main.
À 7 mois : tend la main au miroir.
À 8 mois : cherche la cuillère tombée ; frappe 2 objets.
À 9 mois : attire l’anneau par la ficelle ; fait les marionnettes,fait au revoir, bravo.
À 10 mois : retrouve un objet sous la serviette,retire le rond de son trou.
À 12 mois : saisit le troisième cube en gardant les 2 autres, lâche un cube dans la tasse,remet le rond dans son trou,se baisse pour ramasser un jouet,répète les actes qui font rire.
E- Aspects pathologiques Une anomalie du développement psychomoteur doit être évoquée devant :
– À la période néonatale : * Tonus postural en arc de cercle, * Hyperexcitabilité, * Difficultés dans le domaine du sommeil et de l’alimentation.
– À 4 mois : * Rejet permanent de la tête en arrière, * Les réflexes archaïques sont toujours présents, * Le redressement global en position debout n’a pas disparu, * Ne tient pas sa tête dans l’axe .
– À 9 mois : * Persistance de l’hypertonie des membres, * Pas de station assise indépendante, * Ne se retourne pas, ne se déplace pas ; – À 24 mois : * Accentuation des signes précédents. * Ne marche pas.
Troubles de la latéralisation :
– Après 3 ans, si l’enfant reste maladroit avec une latéralité non acquise, on l’orientera pour faciliter l’acquisition de son schéma corporel, le plus souvent à droite (la société étant organisée pour les droitiers).
Language
F- Aspects normaux 1er mois :
peut émettre quelques sons laryngés involontaires.
2e-3e mois : le nourrisson peut émettre plusieurs sont (a, e, o, u) parfois reliés par un
« h » (ha, he, ehe). Il vocalise et gazouille. 4e mois : il gazouille et fait des lallations. Il rit aux éclats.
5e – 6e mois : il forme de nouvelles combinaisons telles que ra, re, da, gue et les réunit en chaînes telles que dadada, gueguegue.
7e-8e mois : il imite les sons et adore « parler ». Il répète ses propres bruits.
9e mois : il répète les syllabes, les intonations (mélodies). Il comprend les interdictions (non) et réagit à son prénom.
12 mois : il prononce 1 à 3 mots qui ont un sens et attribue correctement « maman » et « papa ». Il répond à son nom et réagit à « donne », « oui » et « non ». Il comprend ce qu’on lui dit.
Entre 18 et 24 mois : – Il enrichit son vocabulaire : d’environ 20 mots à 18 mois et d’environ 200 mots à 24 mois. – Il prononce sa première phrase : association de 2 mots rattachés par leur sens.
– Il comprend les ordres simples, montre les images, les yeux, le nez, la bouche. 24 mois : il commence à « raconter », mais l’observateur doit être dans la situation pour comprendre. 30 mois : acquisition du « moi ». 3 ans : le vocabulaire s’enrichit (d’environ 1 000 à 2 000 mots), et l’enfant acquiert le « je ». Il peut parler d’une situation révolue ou abstraite et se faire comprendre. 4 ans : structure du langage constitué. 5 ans : début de l’écrit ; il écrit son nom. 6 ans : début de la lecture ; il répète 5 chiffres dans l’ordre. 8 ans : lecture acquise (déchiffrage et compréhension).
G- Aspects pathologiques Retard du langage :
il faut éliminer une surdité, une déficience mentale ou un trouble psychotique avant de porter le diagnostic de « retard simple » (dans ce dernier cas, il existe souvent un caractère familial). Dysphasie : erreurs phonétiques, vocabulaire pauvre, mauvaise compréhension des ordres simples chez un enfant de 3 ans ou plus. La prise en charge repose sur l’orthophonie. Dyslexie-dysorthographie : la lecture est lente et laborieuse, avec des fautes phonétiques portant sur les sons et lettres voisins, alors que la compréhension du texte est bonne. Ces enfants sont souvent bons en calcul, et ce sont essentiellement l’orthographe et la lecture qu’ils redoutent
source de cette article.
Developpement  Psychomoteur de l'enfant
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